Selon une étude plus récente, 67 % des Français seraient tout à fait disposés à transférer pour payer une taxe d’habitation réduite, si celle-ci venait à augmenter. La fiscalité foncière concurrencerait-elle la recherche de sécurité, de surfaces et d’espaces verts parmi les motivations les plus importantes pour choisir un lieu de vie ?

Taxe foncière, dépenser pour payer moins ?  iStock-Lya_Cattel

Taxe sur les actifs, changer pour payer nettement moins ? iStock-Lya_Cattel

Une maximisation continue du montant de la taxe d’habitation

Alors que la taxe d’habitation est sur le point de disparaître, la taxe d’habitation occupe une place centrale dans les considérations financières des ménages, qui craignent qu’elle ne vienne progressivement combler le manque à gagner que les collectivités territoriales ont dû assumer. Selon l’observatoire national mis en place par l’UNPI (Union Nationale des Propriétaires), le prix de la taxe d’Etat a en effet augmenté de 28% en 10 décennies, une hausse plusieurs fois supérieure à celle de l’inflation (+8). 9%) ou des locations (+9,7%). Ce qui a tendance à mettre les Français de mauvaise humeur, ce sont les disparités précitées entre les différentes villes et le décalage incompréhensible entre le prix du logement et le montant des impôts. Ainsi, pour un couple avec deux enfants en bas âge occupant un appartement de 70 m2, il s’élève à 1 533 € à Montpellier et 745 € à Paris. Contre toute attente, le fonds a en effet le rapport des métropoles où les impôts locaux (taxe d’habitation et taxe foncière) sont les plus bas. Elle est même dans la catégorie directe de la taxe d’habitation (13,38 %), et arrive en deuxième position, juste après Boulogne-Billancourt, pour la taxe d’habitation (8,37 %).

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Un bilan de la fiscalité communautaire en 2026

Si le taux d’imposition n’est plus corrélé au prix de vente au m2, ce n’est vraiment que depuis qu’il a été instauré par l’avantage locatif de la maison en… 1970 ! Cet avantage symbolique, qui n’a pas pris en compte les rénovations locales depuis 50 ans, est devenu totalement obsolète. Le montant d’argent a été revu à la hausse pour tenir compte de l’inflation, mais le fait est que la taxe d’habitation dans les villes où les valeurs immobilières ont explosé est encore nettement sous-évaluée. Mais cela ne doit pas être plus tôt. En 2026, les impôts locaux seront certainement réajustés à travers une révision des valeurs locatives cadastrales qui servent d’assiette fiscale pour le calcul. Certains seront soulagés par une forte baisse de leurs impôts, mais d’autres pourraient les voir monter en flèche. D’après l’étude, parmi les 67 % de répondants prêts à changer, 12 % l’envisageraient si l’augmentation est bien inférieure à 10 %, et 15 % si l’augmentation est comprise entre 50 % et 99 %. La principale participation est représentée par un tiers des répondants, qui quitteraient leur ville s’ils devaient faire face à une augmentation de 10 à 49 %. Ce sont aussi les 7% à dire qu’ils passeraient uniquement d’un doublement de leur impôt, et les 15% qui ne passeraient pas d’une maximisation de l’impôt. Dans l’échantillon, 18% déclarent ne pas être concernés par l’ISF. Mais, comme toute enquête, ce reflet de la croyance doit être considéré à un moment donné et dans un contexte présenté. Outre le niveau de la taxe, d’autres conditions du système doivent être prises en compte lors de l’obtention d’une détermination, notamment le prix d’achat au m2, qui restera probablement l’élément le plus identitaire pour l’acheteur potentiel.

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