Le 1er août 2018, le gouvernement fédéral a institué, par ordonnance, la taxe dite d’assistance aux actions de raffinage au tarif de 30 FCFA/L de gaz environnemental, 15 FCFA/L de gazole et 30 FCFA/kg de DDO et de gaz . pétrole. .

Une taxe de 60 FCFA/kg sur le carburant en vrac et de 24 FCFA sur tous les différents biens ou dérivés pétroliers qui sont proposés sur le territoire national











A ces taxes s’ajoute une série de charges différentes à la charge du client final. La taxe de 60 FCFA/kg de carburant en vrac et de 24 FCFA peut être maintenue sur toutes les différentes marchandises ou dérivés pétroliers qui sont proposés sur le territoire national. Cette dernière taxe a été mise en place pour, dit-on, favoriser la consommation de gaz butane. Il sera sans doute célèbre que les populations paient une taxe sur les dérivés du pétrole pour encourager la consommation de butane. L’absurdité de cette réponse ne peut échapper à aucune pensée rationnelle.

Les Ivoiriens paient cher l’essence des voitures pour permettre aux autres de payer beaucoup moins cher l’essence

En fait, seules quelques personnes sensées comprendraient pourquoi elles pourraient payer plus pour leurs carburants et autres produits pétroliers pour réduire leur consommation de carburant ; surtout quand on sait que de nombreux automobilistes utilisent du butane comme essence pour leurs voitures. De ce fait, il s’ensuit que certains Ivoiriens paient plus cher l’essence de leur voiture pour permettre à d’autres de payer moins cher l’essence de leur voiture.

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Dans un contexte de catastrophe, qui peut se prolonger, il appartient à l’Etat de soulager les populations. A l’heure actuelle, les comptes SIR se sont nettement améliorés. Dans ces conditions, la taxe d’aide aux opérations de raffinage n’a plus de raison d’être, du moins dans sa proportion actuelle. Il faut l’éradiquer ou, du moins, la réduire et cette suppression ou remise devra se répercuter sur le prix de l’essence à la pompe.

L’Etat devrait trouver une autre réponse pour subventionner le prix du butane

Si l’idée de subventionner le prix du gaz butane pour le bien des ménages est efficace, les phrases de cette subvention placent les ménages devant un lourd dilemme. Bien sûr, ils doivent choisir entre acheter des aliments plus chers en raison de la hausse des prix de l’essence, ce qui affecte le prix des aliments répertoriés, ou acheter du gaz butane moins cher et ne pas savoir avec quoi préparer le dîner. Dans ces circonstances, l’Etat devrait trouver une autre réponse pour subventionner le prix du gaz butane tout en multipliant les mesures pour effrayer les automobilistes qui détournent à leur profit cette subvention, qui s’adresse aux ménages, sous forme d’essence pour leurs voitures.

Le gouvernement montrerait également sa bonne foi pour soulager les populations en difficulté en réduisant le nombre de véhicules.

L’une des nombreuses options que nous défendons est la remise du mode de vie de l’Etat. Il est possible que le gouvernement fédéral reconnaisse les factures ivoiriennes pour les nombreux déplacements effectués par le chef de l’État, en distinguant les déplacements pour le compte de l’État et ses déplacements personnels. Si le gouvernement se dit sensible à la hausse du prix de l’essence due à la guerre russo-ukrainienne, il est vrai que la journée présidentielle diminue. Le gouvernement montrerait également sa volonté d’atténuer les problèmes de la population en réduisant le nombre de véhicules de grosse cylindrée dans son impressionnante flotte.

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Koné Katinan Justin, porte-parole du PPA